Le syndicalisme est-il en danger en Algérie ? C’est apparemment le cas. Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali, a exprimé, jeudi, lors d’une conférence de presse tenue à l’APN, son refus d’accorder un délai supplémentaire pour les syndicats afin qu’ils déposent, pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, les informations relatives à leur représentativité.

Celui-ci a révélé, pour l’occasion, que sur les trente syndicats qui ont envoyés leurs dossiers, dix n’ont pas d’ancrages au niveau des wilayas. Seul vingt syndicats, d’après lui, sur un total de 59 précise-t-il, ont démontrés qu’ils sont représentatifs au niveau local.

En d’autres termes, il n’y a qu’un tiers des organisations syndicales qui recevront le quitus du ministère du Travail. Zemali n’a pas évoqué de « dissolution » mais il a déclaré que les syndicats « non-conformes » ne pourront pas mener des discussions ou négociations et « leurs revendications ne seront pas prises en charge ».

Il faut rappeler que ce département ministériel avait demandé, au début du mois de mars, aux différents syndicats agrées de déposer des dossiers relatifs à leur représentativité, avant le 30 mars. Un temps extrêmement court, ont estimé beaucoup de syndicats, d’autant plus que dans le dossier en question il fallait les signatures de tous les membres. Certains se demandent si ce département avait exigé la même chose de l’UGTA.

Elyas Nour

Libertés/20 syndicats sur 59 seulement sont reconnus par le ministère du Travail
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