Le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini a souligné lundi à Bruxelles la nécessité d’une transition démocratique en Egypte, avant une réunion des chefs de la diplomatie de l’Union européenne consacrée à la situation dans le pays.

« Je suis certain que les Egyptiens seront en position de choisir la démocratie et les droits civils, et non le radicalisme ou l’extrémisme » islamiste, a-t-il ajouté. Le ministre autrichien des Affaires étrangères Michael Spindellegger a de son côté noté à son arrivée à Bruxelles que les Européens ne « voulaient pas » voir les extrémistes prendre le pouvoir en Egypte.

L’UE entretient traditionnellement des liens étroits avec l’Egypte dans le cadre de ses partenariats avec des pays des rives orientale et méridionale de la Méditerranée.

Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a cependant pris ses distances avec le régime du président égyptien Hosni Moubarak, en notant samedi que les Vingt-Sept étaient « profondément troublés » par la spirale de la violence. M. Van Rompuy a invité M. Moubarak a mettre fin à la répression et libérer les prisonniers politiques.

AP