La tension est remontée d’un cran jeudi matin à Hassi Messaoud. Vers 11 H, pas moins de 500 jeunes chômeurs sont revenus à la Daïra pour se rassembler et exiger des postes de travail. Les jeunes chômeurs de Hassi Messaoud ne relâchent donc pas la pression et maintiennent leur protestation en dépit de la forte mobilisation des forces de l’ordre.

Un vent de révolte souffle sur Hassi Messaoud. Les chômeurs de la commune la plus riche d’Algérie continuent de se mobiliser pour exiger de meilleures conditions de vie et une réelle prise en charge de leurs préoccupations. Ainsi, mercredi, après avoir occupé de force les bureaux de la daïra de Hassi Messaoud, les chômeurs regroupés en un comité local, n’ont cédé ce bâtiment administratif que vers les coups de 3 h du matin.

Pour les déloger, des centaines de policiers et de gendarmes ont été mobilisés et de nombreuses promesses leur ont été faites. Mais après une nuit agitée, Hassi Messaoud a renoué jeudi matin avec la contestation. Les chômeurs, qui n’ont pas fermé l’oeil la nuit, sont revenus manifester, jeudi matin, devant la daïra et réclament plus que jamais l’intervention du wali.

« Les gendarmes m’ont demandé de calmer les manifestants et de leur demander de rentrer chez-eux. Mais, moi, je leur ai répondu qu’il est de notre droit de manifester notre exaspération. La misère et la pauvreté vont nous affamer. Nos familles n’ont même pas de quoi manger. Comment alors ne pas protester et manifester ? », indique Mahmoud Zegoune, porte-parole du comité des chômeurs de Hassi Messaoud.

Notre interlocuteur précise également que la situation risque de dégénérer à n’importe quel moment. Les chômeurs sont déterminés à procéder à la ferméture de la daïra et n’éprouvent aucune crainte à affronter les forces de l’ordre.

La passivité et l’immobilisme du wali de Ouargla, qui ne s’est toujours pas déplacé à Hassi Messaoud pour calmer les esprits et répondre aux sollicitations des chômeurs, risque de provoquer encore davantage la furie des jeunes de Hassi Messaoud.

El Watan