La dimension artistique et humaine du dramaturge Abdelkader Alloula (1939-1994) a été mise en relief, jeudi à Oran, lors d’une table ronde coïncidant avec le 17e anniversaire de la disparition de cette illustre figure du 4e Art algérien. Plusieurs universitaires et hommes de culture ont pris part à cette rencontre organisée par l’Institut de développement des ressources humaines de « haï El-Menzah » (IDRH, Canastel) en collaboration avec la Fondation Abdelkader Alloula présidée par la veuve du défunt. Les intervenants, dont d’anciens compagnons et amis du regretté dramaturge, ont témoigné en substance du parcours artistique de Alloula, de son génie créatif et de son attachement à la société.

« C’était un homme de grande carrure, aux sens physique, intellectuel et humain », a souligné Mohamed Bahloul, le directeur de l’IDRH, pour décrire Alloula dont il garde également l’image d’un être « enraciné dans sa société ».
De son côté, l’enseignant chercheur Mohamed Bensalah a considéré que « l’œuvre d’Alloula est toujours d’actualité », estimant encore que « ses pièces n’ont pas pris une ride au regard des sujets qu’elles abordaient ».

Les prises de parole durant cette table ronde ont aussi permis d’évoquer la dimension humaine du dramaturge de par sa mobilisation constante aux côtés des personnes démunies ou affectées par de graves pathologies, les enfants cancéreux notamment.

Les intervenants ont en outre insisté sur la valorisation de l’œuvre Alloula auprès des jeunes artistes, sa veuve rappelant que sa Fondation a pris plusieurs initiatives dans ce sens qui ont donné lieu à la création d’un Centre de documentation et d’archives théâtrales. Ce centre, domicilié au centre culturel « Segheir Benali » de haï Ibn Sina (ex-Petit Lac) a pour objectif de valoriser le 4e Art algérien, dont le fonds Alloula, tout en encourageant les jeunes troupes théâtrales.

Dans son itinéraire, Alloula évolua successivement en tant que comédien, metteur en scène et auteur de plusieurs œuvres à succès comme la trilogie « Lagoual », »Lajouad », »Lithem », jouées encore aujourd’hui par de nombreuses compagnies artistiques.

 

APS