Pour la première fois de son histoire, l’Algérie indépendante se retrouve à la croisée des chemins. Notre pays n’a jamais eu, auparavant, à faire face à une telle situation qui lui impose de changer ou d’imploser.

La gravité de la situation a atteint son paroxysme lorsque de folles rumeurs sont venues alimenter les débats de rue sur une prétendue volonté des habitants du Sud algérien de rééditer le scénario soudanais. Ceci n’est pas une plaisanterie et rien que l’existence de telles rumeurs, mêmes infondées, est une menace.

La visite inopinée de Daho Ould Kablia dans la Région et sa rencontre avec les «notables» du Sud n’a fait qu’exaspérer les inquiétudes. Il est désormais clair qu’il existe une volonté manifeste des forces occidentales de rebâtir le monde arabe et la région de l’Afrique du Nord en fonction d’un nouveau plan aux desseins encore flous.

Il est aussi évident qu’un pays comme l’Algérie ne peut y échapper, même qu’il serait «prioritaire». Il est aussi avéré que ces mêmes forces occidentales ne trouveront aucun mal à engager des «représentants» locaux qui se prêteront volontiers au «jeu démocratique» et qui n’hésiteront pas à revendre le pays pour quelques privilèges.

La situation est donc inédite et très grave. Il en va de l’unité du pays et de son indépendance même relative. Face à cette situation, le président de la République reste le seul capable d’agir pour éviter au pays un scénario anéantissant. Abdelaziz Bouteflika doit se manifester et vite pour rassembler les hommes et les femmes sincères, qui ont manifester leur disponibilité, pour trouver la formule la mieux adaptée à la situation afin de donner un nouveau départ à l’Algérie.

Bouteflika peut le faire et doit le faire. L’Histoire le tiendra pour seul et unique responsable pour tout ce qui s’en suivra.

Hicham A.