L’Algérie attend les conclusions des observateurs européens venus veiller au bon déroulement des élections législatives, durant lesquelles certaines irrégularités avaient été constatées.

Ignacio Sanchez Salafranca, chef de la mission des observateurs de l’Union européenne/DR

Ignacio Sanchez Salafranca, chef de la mission des observateurs de l’Union européenne (UE) aux élections législatives du 10 mai est attendu à Alger du 1 au 5 août. Il remettra aux autorités algériennes son rapport final sur le scrutin, selon le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères, Amar Belani.

Mourad Medelci, ministre algérien des Affaires étrangères sera en charge du chef de la mission européenne lors de son séjour.
L’Algérie avait organisé ses élections législatives le 10 mai dernier, à l’issue desquelles les deux partis au pouvoir, à savoir le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND), ont remporté la majorité des 462 sièges au parlement. Près de 500 observateurs internationaux avaient supervisé le déroulement du scrutin, dont ceux de l’UE.

Les résultats ont soulevé une vive controverse notamment au sein des partis vaincus. Les islamistes de l’Alliance de l’Algérie verte (AVV), protestent encore quant à la légitimité du score. Par ailleurs, d’autres formations politiques veulent boycotter les travaux de la nouvelle Assemblée populaire nationale (APN) en signe de protestation des résultats qualifiés de ” frauduleux”.

Les élections législatives ont cependant été suivies par la Commission nationale de la surveillance des élections législatives (CNSEL), une commission locale formée par des représentants des 44 partis en lice. La commission a remis en cause, dans un rapport, les conditions dans lesquelles se sont déroulées les élections, appelant la justice à diligenter une enquête approfondie sur les résultats.

Myriama Mokdahi