Une centaine de soldats français est rentrée jeudi du Mali, amorçant le retrait progressif des troupes. Un départ symbolique seulement.

Trois mois après leur arrivée, une partie des soldats français déployés au Mali dans le cadre de l’opération Serval a plié bagage jeudi. Environ 120 parachutistes ont atterris ce matin à l’aéroport de Blagnac à Toulouse, dans le Sud de la France.

Ils en finissent ainsi avec les combats difficiles qu’ils ont livré contre les groupes islamistes qui ont pris le contrôle du Nord du Mali. « Ils ont été au contact (…) Il y a eu des combats extrêmement rudes face à des gens déterminés, fanatiques ». Maintenant, « ils vont pouvoir un peu souffler », a déclaré jeudi à l’AFP le colonel Antoine de Loustal, venu à la rencontre de ses hommes. Rudes, les combats ont coûté la vie à cinq soldats français.

1 000 soldats resteront de « façon permanente »

Mais la France ne se retire que très lentement. En juillet, il restera encore 2 000 soldats français au Mali, sur les 4 000 hommes engagés dès janvier. Et Paris maintiendra un millier de soldats sur le terrain « de façon permanente », capables d’intervenir rapidement si nécessaire, a annoncé vendredi le Ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius, lors d’un déplacement au Mali .

Symbolique, ce retrait sert essentiellement à montrer que la France veut passer le relais à la Misma (la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine), et à la force onusienne, qui devrait être opérationnelle dans trois mois.