La Cour d’appel d’Agadir (Maroc) vient de confirmer la condamnation du jeune algérien, Islam Khoualed à un an de prison ferme, assortie d’une amende de 400 000 dirhams de dommages et intérêts.

L’Algérie, par le biais du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a réagi en exprimant  » vivement  » son regret et sa déception quant à cette décision qui s’ajoute désormais, au lot de provocations perpétrées ces derniers mois, par le Maroc envers l’Algérie.

« Nous regrettons vivement la décision de la chambre criminelle de la cour d’appel d’Agadir qui vient de confirmer une peine aussi lourde à l’encontre du jeune compatriote Khoualed Islam, alors que les éléments du dossier et l’absence de constitution et de caractérisation des faits allégués, laissaient escompter une relaxe », a affirmé Amar Belani.

Ce dernier a annoncé dans la foulée, que les représentations diplomatiques algériennes au Maroc, ont été instruites afin d’entamer toutes les options nécessaires pour tenter de libérer le jeune Khoualed  » allant de la demande de libération anticipée en conformité avec les règles de bonne conduite à la possibilité d’un pourvoi en cassation « .

Donc, la machine diplomatique est mise en branle puisque « dans l’intervalle, nous avons demandé à notre représentation diplomatique à Rabat d’entamer les démarches auprès des autorités marocaines compétentes pour demander le transfert de notre ressortissant vers la ville de Casablanca, afin qu’il puisse être dans la proximité immédiate et sous la protection de notre consulat général établi dans cette ville », a encore ajouté le porte-parole des AE.

La condamnation exagérée du jeune Khoualed, s’apparente à une énième provocation marocaine, lesquelles provocations se sont multipliées ces derniers jours. En effet, depuis le revers subi par le Maroc, suite à l’adoption par les Nations Unies d’une résolution insistant sur la sauvegarde des droits de l’homme au Sahara Occidental, le Maroc s’est acharné contre l’Algérie.

Aussi le département d’état américain avait-il auparavant, accablé le Maroc pour ses exactions et ses pratiques de torture et de supplice sur les détenus sahraouis. Dans la foulée de ses provocations, le parti El Istiqlal a récemment poussé le bouchon un peu plus loin en demandant l’annexion de Béchar et de Tindouf au territoire marocain.

Le ministre des AE, Mourad Medelci, participant récemment à la session de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) à Rabat, avait réagi en prônant l’apaisement et la nécessité de surpasser ces guéguerres verbales et construire une réelle relation dans l’intérêt de tout le Maghreb et dans le respect du bon voisinage.

Cependant, les provocations n’ont pas pour autant cessé et la condamnation arbitraire du jeune Khoualed en est la parfaite illustration.

Le Maroc frustré par la fermeture des frontières terrestres depuis 1995, et du soutien indéfectible de l’Algérie à la juste cause du Sahara Occidental, exprime à chaque fois ses maladresses. Une chose est sûre, cela ne facilite pas une meilleure intégration maghrébine et l’édification de l’UMA afin de constituer un bloc économique solide.

Lu surlesdebats.com


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