Vols, escroquerie, arnaque… La « douce » criminalité des femmes

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Quand la violence a tendance à se féminiser!

Autrefois, on n’arrivait même pas à imaginer que des femmes soient impliquées dans des affaires de criminalité. Aujourd’hui, les choses ont changé, mais dans le mauvais sens. Des femmes sont de plus en plus impliquées dans ce fléau social. Jeudi dernier, les gendarmes de la section de recherches de Batna ont présenté devant le procureur de la République près le tribunal local, 16 personnes dont huit de sexe féminin et trois mineurs. Ils ont été accusés d’association de malfaiteurs, détention et commercialisation de stupéfiants et non-dénonciation d’un crime. Selon la même source, parmi les quatre personnes écrouées figure une femme, les trois autres ont été placées sous contrôle judiciaire. Contacté par nos soins, le lieutenant-colonel Abdelhamid Kerroud, directeur de la communication de la Gendarmerie nationale, affirme que «les femmes s’impliquent dans les affaires criminelles de plus en plus, mais avec un taux faible qui ne dépasse pas le 3%. La femme est utilisée dans les réseaux criminels, elle s’engage beaucoup plus dans les affaires liées aux stupéfiants pour la livraison et le transport, le vol de voiture, le faux et usage de faux, la falsification de documents administratifs et l’association de malfaiteurs».

Il note que la femme s’implique dans ce genre d’affaire, en tant qu’auteure et auxiliaire essentielle, parfois même chef de bande. Autrefois, juste utilisée pour des tâches précises par les malfaiteurs. D’autre part, on enregistre près de 1240 femmes à travers le territoire national en prison, selon des sources de la direction générale de l’administration du ministère de la Justice. Rappelons que dernièrement, les même gendarmes de cette unité avaient interpellé à la cité Bouakal, commune de Batna, une dame, à sa sortie d’un immeuble, avec deux mineurs, en possession d’un sac à dos renfermant 10 kg de kif traité ajoute la même source en précisant que deux autres complices, membres de la même famille, ont été interpellés.

En outre, le dernier bilan de la Gendarmerie nationale à indiqué l’implication de plus de 685 femmes dans des affaires de crimes et délits contre 234 en 2012. A la lecture du bilan des deux dernières années, on constate que le nombre de femmes accusées pour crimes a légèrement augmenté. Sachant que les femmes sont plus nombreuses au sein de la société, cette sensible hausse de l’implication féminine dans le crime fait craindre le pire. Les services de sécurité ont réellement du boulot.

Lu sur L’Expression