Bien qu’en baisse, le chômage est toujours assez élevé chez les universitaires et les diplômés de l’Enseignement supérieur. Selon les derniers chiffres rendus publics par l’Office national des statistiques (ONS), le taux de chômage chez cette catégorie est passé de 21,4 % à 14,3 % en 2013.

La tendance est certes à la baisse, mais le taux reste relativement important, et ce en dépit des grandes dispositions prises par les pouvoirs publics dans le cadre du recrutement des jeunes diplômés de l’université. Sinon, le taux de chômage global en Algérie est en baisse constante, toujours selon l’enquête de l’ONS.

Il s’est établi en effet autour de 9,8% en 2013 contre 11% en 2011. Un taux assez encourageant comparativement aux autres pays africains, arabes où même européens où le chômage fait des ravages avec les effets de la crise financière mondiale. Cela est dû bien entendu aux différents mécanismes d’emploi mis en place par le gouvernement depuis plusieurs années déjà.

L’Ansej, l’Angem la Cnac et la création d’emplois via l’Agence nationale de l’emploi (Anem) ont manifestement contribué à la résorption du taux de chômage en insérant un nombre important de jeunes chômeurs dans le circuit du travail. Sur un autre chapitre, l’enquête de l’ONS relève aussi des disparités assez significatives en matière de chômage selon le sexe, l’âge et le niveau d’instruction.

Le taux de chômage s’établit à 8,3% chez les hommes et 16,3 chez les femmes. Il a connu une baisse (taux de chômage) chez les deux sexes en 2013 par rapport à l’année dernière, mais plus prononcée auprès des hommes, avec 1,3 point, alors que le chômage féminin qui a baissé de seulement 0,7 point.

La baisse du taux de chômage féminin observée depuis 2011 se poursuit, passant de 17,2% (2011) à 17% (2012) et enfin à 16,3 en 2013. Par ailleurs, le taux de chômage chez les jeunes est également revu à la baisse, se stabilisant autour de 24,8 % à fin 2013 après avoir atteint 27,5 % en 2010. Cela concerne la population âgée entre 16 et 24 ans. Le chômage longue durée reste un véritable problème cependant pour les pouvoirs publics.

Il affecte, selon l’ONS, davantage les personnes sans diplômes (65,1%) et les diplômés de la formation professionnelle (62,2%) comparativement aux diplômés universitaires (48,5%).

Les chômeurs ayant déjà travaillé sont estimés à 481 000 personnes, soit plus de 40,9% de l’ensemble des chômeurs. Il s’agit d’une population qui est constituée essentiellement des salariés non permanents (66,4%) exerçant principalement dans le secteur privé (62,7%).

Aussi le taux de chômage en milieu urbain reste le plus important avec 10,6%, et 8,1% en zone rurale, selon la même enquête sur l’emploi auprès des ménages pour 2013, menée auprès de 21 502 ménages répartis sur le territoire national. Une lecture furtive des chiffres de l’enquête de l’ONS renseigne sur les efforts consentis par le gouvernement dans le cadre de la résorption du chômage.

Les résultats sont probants, bien que des carences subsistent, à l’image du taux de chômage assez élevé touchant les universitaires, d’où la nécessité de repenser les mécanismes d’embauche et de recrutement de cette catégorie notamment chez les entreprises publiques nationales.

Lu sur Les Débats