Ali Benflis, l’ancien chef de gouvernement, et candidat à l’élection présidentielle du 17 avril prochain, parle enfin. Il a parlé et s’est longuement exprimé sur son parcours et projet politique dans une interview qui sera diffusée vendredi soir et samedi sur la chaîne de télévision privée, Echorouk TV. 

Dans cette interview qui sera diffusée à partir de ce soir à 21 H30, Ali Benflis a réagi à de nombreux sujets qui font l’actualité en Algérie, a-t-on appris de plusieurs sources concordantes. Mais Benflis n’a pas hésité, d’abord, à expliquer son silence politique qui a duré pas moins de 10 ans. Un silence que Benflis n’interpréte pas comme une absence politique. « Je n’ai pas été absent pendant 10 ans sur la scène politique. J’étais uniquement absent sur la scène médiatique. J’ai continué à oeuvrer pour mon combat et projet politique », a-t-il assuré en guise de réponse à ses détracteurs qui lui reprochent ce « long silence complice » au cours de toutes ces dix dernières années où l’Algérie a été confrontée à plusieurs épreuves.

Concernant sa relation avec Abdelaziz Bouteflika, Ali Benflis a fait savoir qu’il n’a aucun « désaccord personnel » avec lui. « Nous ne sommes pas d’accord sur la gouvernance de l’Algérie et des Algériens », a-t-il précisé à ce propos. Ali Benflis a refusé aussi l’étiquette « du candidat d’une aile du régime ». « Je me suis engagé dans la campagne pour l’élection présidentielle avec une culture d’Etat. Je ne me présente pas comme un homme de pouvoir », a-t-il souligné en promettant qu’il va engager un dialogue sérieux entre toutes les composantes et acteurs politiques algériens.

Ali Benflis a insisté au final sur la démocratisation nécessaire de la vie politique et de la gouvernance des affaires publiques en Algérie. « Le stalinisme est fini. Le Pharaonisme est fini », s’est écrié le candidat à l’élection présidentielle lequel promet de bâtir un Etat respectueux de tous les citoyens.