Que se passe-t-il ces derniers jours avec les pièces d’un dinar de 1972, celles sur lesquelles il y a la figure d’un tracteur ? En effet, depuis plusieurs jours, des citoyens sont à la recherche de ces fameuses pièces.

Ils passent dans les différents commerces réclamant aux propriétaires ces pièces qu’ils sont prêts à acquérir au prix fort. Selon des informations, leurs prix à atteint les 500 dinars. 1.000 dinars, affirme même le quotidien arabophone «El Bilad» qui s’est penché ce lundi sur la question.

Mais pourquoi faire ? Personne n’est à même d’apporter la réponse. L’auteur de l’article, qui a usé d’un faux compte sur les réseaux sociaux, se présentant comme une personne qui veut vendre ces pièces, n’a pu obtenir de réponses précises. Les potentiels acquéreurs sont très discrets. Il y a de l’intérêt pour sa proposition mais personne ne veut s’étaler sur le sujet. Questionnés à ce sujet, les services de sécurités n’ont pour l’instant pas étudié la question. Une affaire non encore soumise à enquête, en somme.

De son côté, l’économiste Abdelmalek Serai a averti contre une telle pratique. Celui-ci a prié les services de sécurité de se pencher immédiatement sur le sujet. «Il faut que les services de sécurité sachent d’avantage sur cette affaire. Il faut réagir très vite. Vendre et acheter des pièces d’un dinar au marché parallèle est un crime économique», a-t-il déclaré sur les colonnes de ce même journal. L’économiste a même supposé qu’il se pourrait que cela soit lié au terrorisme. En somme, jusque là peu d’informations circulent à propos de l’intérêt exprimé par certains à l’encontre de ces pièces d’un dinar. Mais ce qui est sûr c’est que l’intérêt pour ces pièces ne cesse de s’accroître.

Elyas Nour  

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