Louisa Hanoune : « Il n’y aura pas de vice-président »

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Louisa Hanoune se place une nouvelle fois en défenseur et porte-parole d’Abdelaziz Bouteflika. La secrétaire générale du Parti des Travailleurs, qui a accordé ce matin mardi une interview au journal arabophone Echorouk, a indiqué qu’elle ne défend pas l’homme mais « l’institution de ma la présidence de la République ».

Alors qu’on lui a souvent reproché de prendre la défense de Abdelaziz Bouteflika, la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, a mis en garde les partisans du chef de l’Etat contre les opérations de trafic qui a déjà commencé. « Si les proches du chef de l’Etat sont confiants de la victoire de leur candidat, pour quoi se sentent-ils obligé de faire recours à la fraude », a-t-elle indiqué.

Poursuivant son rôle de « porte-parole » officieuse du régime, Louisa Hanoune atteste que le chef de l’Etat ne va pas nommer de vice-président après le scrutin. «Je connais suffisamment Bouteflika pour savoir qu’il ne va partager le pouvoir avec personne, même pas avec son frère », a indiqué Mme Hanoune qui cite le Premier ministre. Plus que cela, le chef de l’Etat « n’acceptera pas de jouer au figurant », a-t-elle précisé. Et Saïd Bouteflika ? «Je n’exclus pas qu’il serve d’intermédiaire entre son frère de président lors que ce dernier est malade. Mais je suppose que les gens exagèrent à son égard », a-t-elle indiqué.

S’elle atteste que « la politique n’est jamais figée », Louisa Hanoune reconnaît que « les signes de fraude sont là ». Comme les autres candidats, elle accuse les partisans de Bouteflika d’avoir collecté de fausses signatures d’électeurs. « C’est illégal », dit-elle. Elle reproche également à Abdelmalek Sellal, président de la Commission nationale de préparation des élections d’avoir annoncé la candidature de Bouteflika. Malgré cela, celle qui présente sa candidature pour la quatrième fois d’affilée à l’élection présidentielle, assume ses choix et affirme que l’espoir est permis.

Essaïd Wakli