Confronté à ses propres contradictions, le pouvoir sombre dans la contradiction la plus détestable. Alors que certaines communes et des circonscriptions administratives exigent la présentation de la carte d’électeur pour pouvoir bénéficier de logements publics, la wilaya, elle, s’est livrée, dans la fin de la journée de dimanche, à un démenti extrêmement surprenant.

Plus qu’un simple démenti, le communiqué de l’administration locale menace même de sanctionner les responsables locaux qui exigeraient un tel document. Du Kafka un siècle après. « La copie de la carte de vote n’est pas exigée et des mesures fermes seront prises à l’encontre de celui qui la demande aux candidats au logement « , informe le document qui n’est même pas signé par un responsable.

Une question sérieuse se pose alors d’elle-même : Comment sanctionner un responsable local qui n’a fait qu’appliquer, dans les faits, des déclarations du wali, Abdelkader Zoukh ? Ce dernier aurait affirmé, selon des déclarations démenties par la suite, que celui qui ne vote pas n’aura pas droit au logement. Le wali est vite revenu sur ses déclarations. Mais le mal est fait et les autres commis de l’Etat, à commencer par les maires et autres responsables locaux, n’ont qu’à exécuter les vœux de leur chef.

Pour le reste, la wilaya d’Alger sera confrontée à coup sûr aux vrais problèmes liés à la distribution de logements. Surtout si les citoyens qui n’ont pas voté seront exclus..

Essaïd Wakli

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