Le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika s’est contenté d’une brève cérémonie au cimetière d’El Alia à Alger pour célébrer ce samedi 5 juillet les 52 ans de l’Indépendance de l’Algérie.

Pour sa première sortie publique depuis sa réélection en avril dernier, pour un 4è mandat consécutif, Abdelaziz Bouteflika est allé déposer, ce 5 juillet, une gerbe de fleurs au cimetière d’El-Alia à la mémoire des chouhadas.

En fauteuil roulant

Le chef de l’Etat, qui s’est déplacé sur un fauteuil roulant, a lu la fatiha, embrassé le drapeau national avant d’aller saluer les hauts responsables de l’Etat venus assister à la cérémonie. Il y avait, selon les images montrées par la télévision publique, les deux présidents des chambres parlementaires, Abdelkader Bensalah et Mohamed-Larbi Ould Khelifa, le premier minsitre, Abdelmalek Sellal, le président du Conseil constitutionnel Mourad Medelci et les ministres de souveraineté. Le ministre des moudjahidine était également présent. Abdelaziz Bouteflika, pratiquement aphone, n’a même pas lu lui-même la fatiha. Un militaire de la Garde républicaine s’est chargé de le faire à sa place.

 

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Pas de discours

Cette sortie présidentielle est très symbolique. Le chef de l’Etat n’a même pas assisté à la traditionnelle cérémonie de sorties de promotions ni de décorations aux gradés de l’armée. Il n’a pas non plus envoyé de discours comme il a coutume de le faire dans pareilles occasions.

Auparavant, c’était au sanctuaire des martyrs, sur les hauteurs d’Alger, que le chef de l’Etat déposait une gerbe de fleurs. Depuis l’élection présidentielle, Abdelaziz Bouteflika préfère se rendre au cimetière d’El-Alia.

Essaïd Wakli