Document. Le salaire minimum en Algérie va changer de nom, mais pas de montant

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L’abrogation de l’article 87-bis du Code du travail ne va pas donner forcément lieu à une révolution du salaire minimum. La première mouture de l’avant-projet du décret qui devra redéfinir le Salaire national minimum garanti (SNMG) va certainement décevoir des milliers de salariés.

Selon un document qui émane de la Fonction publique, la définition du Salaire national minimum garanti (SNMG) va effectivement changer. Mais contrairement à ce que promet le gouvernement, le SNMG va toujours comporter un salaire de base et des primes. Or, c’est exactement cela que des syndicalistes ont dénoncé depuis plusieurs années. Les travailleurs, notamment ceux qui sont payés au salaire minimum,  s’attendent à ce que la nouvelle loi fasse du SNMG un salaire de base. Il n’en est rien.

DOCUMENT SALAIRE

Selon le document que prépare la direction de la Fonction publique, le salaire national minimum comporte toujours des primes. Seules certaines primes sont exclues. C’est le cas de la prime de zone, de la prime de rendement et l’indemnité d’expérience professionnelle (IEP). Le reste des primes et indemnités peuvent entrer dans la composition du SNMG.

Pourtant, Abdelmadjid Sidi-Saïd, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a promis que l’abrogation de l’article 87-bis entraînera des augmentations salariales pour « 1,2 millions de travailleurs ». Ce ne sera visiblement pas le cas ce projet de la Fonction publique aboutit.