Marché publicitaire/ L’audiovisuel en hausse, la presse écrite en baisse

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Le marché publicitaire en Algérie est instable. La presse écrite en est la grande perdante, tandis que l’audiovisuel en est le plus grand bénéficiaire. C’est ce que relève une étude rendue publique par l’institut Immar.

Ainsi, le grand bénéficiaire de l’évolution du marché publicitaire est l’audiovisuel, notamment les chaînes de télévision. L’étude note que les annonces publicitaires sur les chaînes de TV, durant les trois premiers mois de 2015, viennent en pôle position avec un taux de 84,2%  du marché, soit 8,646 milliards de DA, en augmentation par rapport à la même période de 2014, où ce taux n’était que de 72,83% (5,286 milliards de DA). Cette évolution a été boostée notamment par la publicité du secteur de l’agroalimentaire qui a connu une progression de 28,7%, et des télécommunications  avec 25,9%, note l’étude publiée par l’APS. Pour la radio, IMMAR note, par contre, une régression au 1er trimestre  2015, avec un taux de 5,95% du marché et 612,475 millions de DA, contre 9,19%  et 666,804 millions de DA pour la même période de 2014.

Par contre, la presse écrite a régressé. L’analyse d’IMMAR fait ressortir  une diminution de la part du marché durant le 1er trimestre 2015 (10,03% du  marché et 1,032 milliard de DA) par rapport au 1er trimestre 2014 (17,98% et  1,305 milliard de DA).

Sans surprise le secteur des télécommunications s’est taillé la part du lion avec plus de 3,019 milliards DA durant le 1er trimestre de cette année, en progression par rapport à la même période de l’année dernière  (1,593 milliards de DA). L’agroalimentaire vient en seconde position avec 2,546 milliards de DA de part de marché, contre 1,634 milliards de DA, durant la même période  de référence. Par contre, le secteur de l’automobile a connu, une régression avec 1,005 milliards de DA durant le premier trimestre de cette année contre 1,386  milliards de DA durant la même période de l’année dernière.

Globalement, le marché publicitaire algérien a progressé de 42% durant les trois premiers mois de l’année en cours.

Essaïd Wakli