A demonstrator holds a banner calling for an egalitarian society during a demonstration called by a collective of unemployed workers in Algiers on March 20, 2011. Algerian President Abdelaziz Bouteflika promised to introduce wide-ranging reforms after police blocked anti-government protests in the capital, the APS news agency reported. AFP PHOTO/FAROUK BATICHE (Photo credit should read FAROUK BATICHE/AFP/Getty Images)

Toufik Lerari, jeune entrepreneur et président de Jil FCE, une association dépendant du Forum des chefs d’entreprises (FCE), défend un projet ambitieux visant à créer un million d’entreprises sur le territoire national générant plus de dix millions d’emplois.

 Le concept a expliqué, sur les ondes de la Chaîne 3, se base sur le principe de libération des potentialités et la levée de toute sorte d’entraves qui gênerait les acteurs économiques dans leur volonté d’entreprendre. Pour ce faire, le jeune entrepreneur a appelé à la création d’un espace de confrontation d’idées, où les jeunes entrepreneurs désireux d’enrichir le tissu économique national viendraient pour échanger et partager leurs expériences avec les futurs entrepreneurs. Ce mécanisme a-t-il dit, permettrait de découvrir les opportunités et les mécanismes pouvant les aider à lancer leur propre projet.

Toufik Lourari a fait part, dans le cadre de son projet ambitieux, du fait que l’économie algérienne pourrait s’enrichir avec la création d’un million d’entreprises dans le pays. «Un million d’entreprises, à raison de 10 employés pour chacune d’entre elles, cela représente quand même 10 millions d’emplois !» Cependant, l’intervenant n’a pas omis de passer en revue les obstacles que rencontrent les entrepreneurs algériens durant le processus de création d’une entreprise. Il a affirmé que l’administration algérienne constitue un frein à l’émancipation de l’économie nationale et ce, à cause de délais trop longs et de détails administratifs superflus.

Pour favoriser le dynamisme économique, il faut, selon lui, que les autorités conçoivent des projets de créations d’entreprises qui soient incitatifs à l’entrepreneuriat. Il a également indiqué que les mécanismes actuels de création d’entreprises, allusion faite à l’ANSEJ, ne sont pas pensés «intelligemment», qualifiant ainsi les démarches concernant la création d’entreprises d’«enfer administratif». Dans cet ordre d’idées, il s’est interrogé sur les délais exagérés qui dépassent par fois les neuf mois pour l’obtention d’une réponse à une demande de création d’entreprises. Pour lui, seule l’institution d’un «guichet unique» est à même d’en finir avec les longues et pénibles procédures  pour monter un projet.

Les propos de ce jeune entrepreneur viennent encore une fois mettre en exergue les défaillances maintes fois relevées du système d’accompagnement à la création d’entreprises. En ces temps de crise, il serait plus que judicieux que les autorités portent un regard pragmatique avec l’ambition de créer de la richesse à travers la construction d’un tissue économique solide, et non en octroyant des prêts  à taux bonifiés à des jeunes totalement livrés à eux-même dans le but d’acheter la paix sociale.

Massinissa M.  

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