La nouvelle Constitution Algérienne a été adoptée ce dimanche à main levée par 499 voix. 16 se sont abstenus et seulement 3 députés ont dit non à ce nouveau projet politique. Ces trois députés s’appellent Koreichi Mohamed el Habib, député originaire de la wilaya d’Ouargla et issu du mouvement national d’espérance, une petite formation politique. Le deuxième député est Habib Zeghad, député indépendant représentant la wilaya de Mila, à l’est du pays et enfin Krim Tabbou, l’ex premier secrétaire du FFS, et  porte-parole de l’UDS (l’Union démocratique et sociale). Un parti récemment créé, mais pas encore agréé par les autorités algériennes. 

Seul ces trois députés ont exprimé publiquement leur refus d’adhérer au projet de cette nouvelle Constitution. Dans une déclaration à Algérie-Focus, Habib Zeghad a déploré « le manque de courage » des autres députés. « Les autres députés ont trahi le peuple algérien et l’histoire les jugera », a confié Habib Zeghad qui affirme ne craindre aucune conséquence à son geste avec lequel il a rompu l’unanimisme « stalinien » de l’APN. « J’ai brandi une pancarte où il est écrit Non ! J’ai fait ce que je devais faire pour honorer la confiance que mes concitoyens avaient placée en moi », témoigne-t-il en dernier lieu.