Absent lors de la polémique ayant suivi la publication par le premier ministre français, Manuel Valls, d’une photo montrant le président Bouteflika dans un état de santé singulièrement dégradé, Amar Saâdani a tenté de se rattraper. Mais il a sombré dans le ridicule.

Lors d’une réception organisée à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, le secrétaire général du FLN a essayé, avec un humour douteux, de tourner en dérision les propos du premier ministre français. Abdelaziz Bouteflika «a été élu par le peuple algérien. À l’intérieur des frontières de l’Algérie et non à l’extérieur. Et la prochaine élection aura lieu en 2019, pas avant. Que ceux qui ont mis leur costume de président l’enlèvent et mettent un survêtement en attendant la prochaine présidentielle», a-t-il dit.

Amar Saâdani a affirmé que «ce n’est pas un tweet qui allait changer les choses» dans le pays. Une manière de signifier que la photo de Manuel Valls ne va rien changer. «L’Algérie va bien, le président va bien. Ce n’est pas un tweet qui va changer quelque chose »,  a-t-il déclaré.

Comme attendu, Amar Saâdani a défendu son «ami» Chakib Khelil. « Chakib Khelil est un cadre de l’État. Les zaouïas sont des lieux purs. Nous irons tous dans les zaouïas », a-t-il indiqué.

Amar Saâdani continue ainsi à être le porte-voix de tous les dérapages du système Bouteflika. Quitte à sombrer dans les pires contradictions. Un exercice dans lequel Saâdani excelle.

Essaïd Wakli