L’APC de Tala Hamza, dans la wilaya de Bejaïa, a entamé, hier mardi, la démolition des installations du port sec aménagé par la société appartenant au fils de l’ex- patron de la gendarmerie, Ahmed Boustila, en exécution d’une décision de justice. La partie adverse a saisi le tribunal accusant la maire de Tala Hamza de «destruction de biens d’autrui».

L’affaire opposant l’APC de Tala Hamza (Béjaïa) à la compagnie Fennec Logistics, dont l’actionnaire majoritaire n’est autre que le fils de l’ex-patron de la gendarmerie, Ahmed Boustila, connaît de nouveaux rebondissements. La régie municipale de Tala Hamza a, en effet, entamé, hier mardi, la démolition du mur d’enceinte bâtie sans autorisation préalable de la mairie et ce, en application du  verdict rendu, la semaine dernière, par le tribunal de Béjaïa.

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Le tribunal de Béjaïa a, en effet, décidé d’une amende de 100 000 DA, en plus de dédommager l’APC, sans pour autant faire mention de la démolition dudit port sec.  Le président de l’APC d’obédience FFS s’est basé alors sur ce jugement pour établir un arrêté de démolition.

La réaction de Fennec Logistics ne s’est pas fait attendre. Des contre-mesures ont vite été adoptées pour renverser la situation. Selon Sofiane Ghezali, représentant de cette société, le terrain n’a nullement été squatté, mais a été loué. Les documents attestant de la transaction ont, selon ses propos, été signés en 2014. M. Ghezali a ajouté qu’une demande de permis de construire a été introduite, mais l’APC de Tala Hamza n’a pas donné suite à la requête. Face à cette situation, la société s’est, selon lui, référé un décret exécutif stipulant que l’absence de réponse équivaut à un avis favorable au bout de 45 jours.

S’en est suivi une procédure judiciaire qui s’est soldée avec une décision de justice réprouvant l’action menée par Fennec Logistics. La compagnie a répliqué en introduisant l’affaire en justice une deuxième fois accusant le ‘APC de  «destruction de biens d’autrui».

Massi M.