La ministre de PTIC Imane-Houda Faraoun a affirmé mardi que les perturbations enregistrées actuellement sur le réseau Internet occasionnées par des restrictions d’accès aux réseaux sociaux n’ont qu’un seul but : déjouer une machination visant à déstabiliser les candidats au BAC. Cependant, la ministre n’a pas pipé mot sur les pertes économiques, estimées à 300 millions de dollars, occasionnées par cette censure arbitraire.  

La responsable du secteur des TIC s’est contenté, en effet,  d’évoquer des principes moreaux relatifs à la préservation des candidats au BAC contre ce qu’elle a qualifié de machination. «Dans l’objectif de protéger nos candidats au baccalauréat contre les tentatives de déstabilisation via de faux sujets et des rumeurs malveillantes, nous avons procédé, en relation avec l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications, ainsi que l’ensemble des opérateurs de télécommunication, à la restriction de l’accès aux principaux réseaux sociaux pendant des horaires limités liés à ces examens», explique-t-elle dans un entretien publié par l’APS.

Répondant à une question relative aux « désagréments occasionnés » par cette censure, la ministre s’est montrée évasive en évoquant les principes de sacrifice et de don de soit. « Le devenir des candidats au baccalauréat nous oblige à faire le sacrifice et à céder un peu de notre bien-être personnel pour contribuer au bon devenir de toute la société», a-t-elle répliqué.

D’après la ministre, le gouvernement avait «toute latitude» de prendre des «mesures conservatoires pour des situations d’urgence, tant que l’intérêt public l’exige». Autrement dit, cette censure est assumée sans aucun complexe par le gouvernement.

Abordant la question du contournement des restrictions actuelles par le biais des VPN, la ministre a expliqué qu’il était délicat de les soumettre à ce blocage car une telle mesure paralyserait les réseaux cryptés parmi lesquels les courriers électroniques. À ce sujet, elle a indiqué qu’il y a eu une autre machination ces derniers jours expliquant que des acteurs malveillants ont lancé des appels en masse sur Internet afin de généraliser l’utilisation des VPN. Imane-Houda Faraoun a même promis des sanctions sévères à l’encontre des fraudeurs qui utilisent ces outils pour tricher lors des épreuves du baccalauréat.