Le Musée de l’Homme de Paris, en France, s’est dit, hier, prêt à examiner «favorablement» la demande de restitution, exprimé par l’Algérie de 36 crânes de chouhadas morts au champ d’honneur en 1849, lors de la bataille de «Zaatcha». Ces ossements sont conservés dans ce musée depuis un siècle et demi.

C’est le directeur des collections au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) de Paris, Michel Guiraud, lui-même, qui l’a affirmé à l’agence officielle APS, estimant qu’il n’y a aucun «obstacle juridique» pour répondre par l’affirmative à une telle demande et que si blocage il y a, il se situe au niveau politique. «Pour leur restitution, il y a un chemin à prendre. Nous reconnaissons le droit de la famille et celui des descendants relayés par leur Etat. Les demandes doivent passer par le canal diplomatique et non pas par une association qui n’a pas un droit particulier par rapport aux restes humains», a-t-il ajouté.

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Il est à noter que ces crânes appartiennent, entre autre, à Mohamed Lamjad Ben Abdelmalek, dit Cherif Boubaghla, au Cheikh Bouziane, le chef de la révolte des Zaâtchas (région de Biskra en 1849), à Moussa El-Derkaoui et à Si Mokhtar Ben Kouider Al-Titraoui.

Le sujet passionne apparemment les uns et les autres au point où le quotidien français L’Humanité a appelé, hier, à la fin du «séquestre» sur ces 36 crânes. «Entre les deux rives de la Méditerranée, une authentique relation d’amitié implique la fin du séquestre de ces restes mortuaires. Le retour et l’inhumation en Algérie des crânes des insurgés de Zaâtcha seraient un acte précieux de mémoire, de réparation et d’humanité», a écrit ce journal.

Elyas Nour