Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique compte réagir avec détermination contre le plagiat concernant les thèses de recherches et autres mémoires.

C’est ce qui ressort de la note portant le numéro 933 et datée du 28 juillet dernier. Selon le quotidien arabophone El Khabar, qui affirme détenir une copie, la tutelle promet de mettre sur pied des mécanismes pour la détection des cas de plagiat, à commencer par la numérisation des thèses et mémoires existantes et l’installation de logiciels utilisés ailleurs à cet effet. L’objectif est de débusquer tous ceux qui «copient» illégalement des parties de leurs thèses ou la totalité.

Dans la même note, le ministère de l’Enseignement supérieur a donné une définition de ce qui est considéré comme étant du plagiat. En plus du «copier-coller» de parties de textes, l’utilisation de graphes, de statistiques ou de photos d’autrui, sans le consentement de leurs auteurs, sera considérés comme du plagiat. L’est également le fait de citer un chercheur, qui se serait exprimé lors d’un colloque, sans l’avoir consulté.

Concernant les sanctions, en plus de l’annulation du travail incriminé et du renvoi de son auteur, les responsables des universités et instituts sont dans l’obligation de déposer des plaintes. Sont concernés aussi bien les étudiants que les enseignants-chercheurs, dont certains ont apparemment plagié des thèses de doctorats.

Ces mesures constituent un véritable coup de pied dans la fourmilière d’un secteur gangrené par la malhonnêteté intellectuelle…

Elyas Nour