L’Amicale des anciens internationaux de football (AAIF), présidée par Ali Fergani, a tiré à boulets rouges, hier, sur le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua, concernant notamment la gestion de l’équipe nationale.

L’AAIF juge que le recrutement des deux précédents sélectionneurs a été un échec. «Si nous revenons sur la nomination des deux derniers sélectionneurs, il s’avère que le président de la FAF n’a pas fait le bon choix», a indiqué Ali Fergani dans un communiqué. Une situation qui est le résultat, d’après la même source, d’une gestion «personnelle» des affaires du football national. «Le sélectionneur est choisi par le Président de la FAF seul, soit sous couvert d’une commission qui a pour unique rôle de valider le choix du président. Cette situation est anormale, car le il (le président de la FAF -NDLR), quelques soient ses connaissances du monde du football, ne détient pas la science infuse du ballon rond et a  besoin de l’avis d’une commission technique composée de spécialistes (qui existent en Algérie), pour éviter de se tromper, comme il l’a fait, pour les deux derniers sélectionneurs», a-t-il ajouté.

Ali Fergani a estimé, dans le même ordre d’idées, que le fait que des joueurs aient provoqués le départ du coach Rajevac est grave. «Ceci est inadmissible, surtout que M. Rajevac venait fraîchement d’être installé», a-t- il déclaré dans ce communiqué, même si, comme il l’a signalé plus haut, sa nomination est une «erreur». «Notre expérience du football nous permet de rappeler que  les joueurs n’ont pas  à  donner leur avis sur la nomination et encore moins sur l’exclusion d’un sélectionneur», pense-t-on du côté de l’Amicale des anciens internationaux.

Cette dernière s’est exprimé également sur les joueurs binationaux qui composent majoritairement l’équipe nationale. «Nous pensons qu’il est inadmissible que l’EN soit composé de 90% de joueurs formés en France, alors que le véritable  vivier est en Algérie, dans la mesure où ce dernier est sérieusement pris en charge», a affirmé l’Amicale dans le communiqué, ajoutant que «la FAF a le devoir de s’occuper, en plus de l’EN « A », de l’amélioration  du niveau de nos championnats, surtout des jeunes catégories, en mettant en place une politique sportive qui intègre tous les acteurs du football national, en particulier les anciens internationaux présentant des compétences avérées».

Elyas Nour