En plus d’avoir mauvaise presse dans l’opinion, Ali Haddad est en désaveu au sein du cercle présidentiel. Le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) n’est en fait pas à sa première bourde. Mais son divorce avec les hautes sphères du pouvoir est, cette fois, bel et bien consommé. D’ailleurs, ses jours à la tête de la puissante organisation patronale sont comptés.

Une source au sein de l’organisation patronale assure que le retrait d’Abdelmalek Sellal et de ses ministres lors du Forum africain de l’investissement est loin d’être anodin. C’est le chef de l’Etat en personne qui aurait demandé au Premier ministre de ne pas laisser l’initiative à Ali Haddad. Pis, la présidence aurait demandé à ce dernier de ne pas prendre la parole avant les représentants du gouvernement, injonction à laquelle le ptron de l’ETRHB n’a pas obtempéré.

En fait, le clash entre le gouvernement et le FCE avait commencé bien avant la tenue de la rencontre. Alors que les autorités ne voulaient donner aux patrons qu’un rôle secondaire, Ali Haddad, lui, avait l’ambition de se placer en maitre de cérémonie, surclassant même les Affaires Etrangères qui se sont pourtant chargée de tout organiser. Plus, les proches du chef de l’Etat ont tout fait pour que des entreprises publiques (Algérie Télécom, Mobilis et certaines banques publiques) financent l’évènement et la contribution du privé ne devait être que symbolique. Mais le chef de la représentation patronale ne voulait rien entendre.

L’homme sera-t-il le seul à être sacrifié ?

Essaïd Wakli

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