L’école plombée par la crise / Les élèves et les instituteurs contraints de revenir à l’ère de la craie et du tableau noir

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Pour réduire leurs dépenses, les directions de l’éducation ont décidé d’abandonner les tableaux blancs et les marqueurs délébiles pour revenir à l’ère de la craie et du tableau noir. Plusieurs directions de l’éducation à travers le territoire national ambitionnent de réduire de moitié les dépenses prévues pour l’achat des marqueurs considérés comme onéreux.

Les élèves et les instituteurs ont été surpris hier de voir que les tableaux PVC blancs utilisés ces dix dernières années aient été remplacés par les traditionnels tableaux noirs en bois. Les directions de l’éducation à travers plusieurs régions du pays ont dû décrocher les fameux tableaux blancs à cause des charges qu’ils génèrent en termes de dépenses pour l’achat des marqueurs délébiles.

Selon le site internet Sabqpress, même les écoles de la capitale ont été contraintes de se plier à cette mesure. À cet effet, une directive allant dans ce sens a été formulée par le directeur de l’éducation d’Alger Est. Ce dernier l’a justifié par la politique d’austérité que pratique le gouvernement et qui touche de plus en plus le secteur de l’Éducation nationale.

Ainsi, les établissements scolaires comptent réduire de 50% leurs dépenses en termes de fournitures. Pour éviter d’acheter des marqueurs dont le coût oscille entre 100 DA et 120 DA, l’Éducation nationale semble avoir opté pour la craie qui coûte la somme modique de 50 DA la boîte de dix morceaux.

Le problème du manque des fournitures a déjà été soulevé l’année dernière. En réaction à l’immobilisme des services compétents, les enseignants ont tenté de trouver une solution à un problème qui ne relevait pourtant pas de leurs missions. Pour parer à ce manque de marqueurs délébiles, les instituteurs ont demandé aux élèves d’établir des listes pour que ces derniers achètent à tour de rôle les marqueurs en question.

 

  1. M.