Un accord a été signé ces derniers jours entre La Havane et Alger dans lequel l’île s’est engagée à envoyer un nombre important de médecins en contrepartie de facilitées de paiement pour l’acquisition d’une partie de la production pétrolière nationale. Le ministère de la Santé a réagi très vite pour s’expliquer sur le motif de cet accord dans un cadre de crise dans le secteur.  

Dans un article publié hier, nous avons mis en exergue le fait que Cuba était habituée à ce type d’accord. En 2004, l’île a envoyé plus de 13 000 médecins au Venezuela dans le cadre d’un accord similaire. Ces derniers ont exercé dans des régions isolées où les médecins vénézuéliens refusaient de s’y aventurer. Le manque de moyens, l’insécurité et l’insalubrité des lieux de travail faisaient partie de leur quotidien.

Selon le chargé de communication au ministère de la Santé Salim Belkacem, la venue en nombre de médecins cubains en Algérie ne vise nullement le replacement des médecins résidents algérien en grève depuis trois mois.

« La visite du ministre de la Santé à Cuba vise à renforcer le partenariat bilatéral dans les différents domaines de coopérations. Il ne s’agit pas de sceller des accords afin de remplacer le manque de personnel engendré par la grève des médecins résidents », a-t-il indiqué au quotidien EL Khabar.

Le chargé de communication au ministère de la Santé a insisté sur le fait que le ministre ne s’est pas déplacé à Cuba pour « importer des médecins afin de remplacer les résidents algériens » et que les praticiens cubains auront le même salaire que leurs homologues algériens. Ce que le responsable n’a, par contre, pas expliqué, c’est les régions d’Algérie où seront affectés ces médecins cubains. C’est le seul élément à même de dévoiler, un tant soit peu, les véritables velléités des autorités.

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