Des jeunes d'Ain Hdjel, dans la ilaya de Msila, se sont rassemblés, hier en fin d'après-midi, devant la bibliothèque municipale, qui devait abriter dans la soirée un concert animé par des chanteurs de rai pour réclamer l'annulation de l'événement. Les présents ont, en parallèle, décidés de faire les prières d'Al Maghreb et d'Al Icha, sur place. De leur avis, selon les propos rapportés notamment par Echourouk, "un ville conservatrice comme Ain Hdjal ne pouvait abriter ce genre de festivités notamment à la veille d'une fête religieuse qui est l'Aïd Al Adha". Ils ont affirmé à cet effet que la priorité devait être accordée au financement des projets d'investissement et de développement économique. Auparavant, des jeunes des villes d'Ouargla, Adrar ou même Boumerdes, avaient réussi à faire annuler l'organisation de galas musicaux. Un phénomène qui prend de plus en plus d'ampleur durant cet été. Si dans certains cas, les "contestataires" ont affirmés que leurs revendications s'articulent essentiellement autour des attentes socio-économiques, le fait que les actions de protestation soient automatiquement accompagnées de prières collectives donne un cachet idéologique à la chose. Les appels pour l'annulation de ces évènements sont lancés sur les réseaux sociaux. Par la suite, il suffirait que quelques dizaines de jeunes se rassemblent pour que les autorités locales procèdent à l'annulation…

Elyas Nour

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