On a évoqué une mobilisation grandiose, en parlant de la marche observée hier mardi à Béjaïa et qui avait pour but de dénoncer les blocages auxquels font face les projets de Cevital à l’échelle nationale, mais on s’est également intéressé à ce sanctuaire de la lutte et de la liberté que représente Béjaïa.

Un ras de marée humain a déferlé hier sur les rues de la capitale des Hammadites. Une foule nombreuse et compacte a marché mardi dans les artères de la villes. Un succès pour la Coordination nationale de soutien aux travailleurs de Cevital auteur de l'appel à manifester.

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Certains parlent de milliers de personnes. D’autres évoquent des centaines de milliers voir même, un million de personnes descendus dans la rue pour dire non à cette main invisible qui impose son dictât en décidant arbitrairement qui est autorisé à entreprendre ou non.

Au lendemain de cette marche historique, l’on a pu, sans surprise, lire des posts, dans certaines pages Facebook, dont l’audience se chiffre en centaines de milliers, s’étonner de voir des Algériens soutenir un industriel et un milliardaire dépeint en prédateur !

Mais ceux qui ont battu le pavé mardi savent que leur action avait pour seule motivation, la défense de leur droit au développement. Hier dans les rues de Béjaïa, ce n’est pas la personne d’Issad Rebrab que les marcheurs défendaient,mais c’est ce plus que Cevital apporte dans toutes les régions ou elle est implantée.Un plus qui se traduit en termes de postes d’emploi, de richesse et de développement.

Ce qui doit également être souligné, c’est que cette marche ne s’est pas limitée aux employés du groupe, dans la mesure où on a pu constater la présence de personnalités, d’élus locaux et des représentants de partis politiques notamment le RCD. Il y avait également le président de la JSK, Cherif Mellal, ainsi que ceux du MOB et de la JSMB, qui ont pu drainer des foules. Les marcheurs sont venus de partout. En plus des gens de Bougie, certains de ces marcheurs sont venus de Tizi-Ouzou, d’Alger, de Sétif, Blida, Boumerdes et même d’Oran. Pour dire que la cause de Cevital n’est pas orpheline.   

La grandiose marche d’hier n’est donc que l’aboutissement d’une conscience profonde des travailleurs, des élites sportive, politique,culturelle et de la société civile du danger que représente cette main invisible tant décriée. Une main inversible que les marcheurs accusent d’être soutenue par le régime. « Il y en a marre de ce pouvoir », clamaient-ils.

La marche d’hier et celle d’avant-hier ont consacré Béjaïa en là hissant au rang de leader dans le domaine des luttes politiques et sociales et celles menées pour le développement.

Rappelons que les béjaouis ont battu le pavé lundi en répondant à l’appel lancé par des militants pour réclamer la libération du blogueur MerzougTouati en prison depuis deux ans.