Dans un post Facebook datant de ce mercredi, Abdeaziz Rahabi* annonce la tenue d’une conférence de dialogue nationale le 6 juillet prochain, soulignant qu’il a été désigné pour jouer le rôle de coordinateur afin de conjuguer les efforts dans le but de trouver un compromis permettant d’aboutir, dans des délais raisonnables, à des élections transparentes. Contrairement à ce qui se faisant jusqu’ ici, M. Rahabi a bien souligné qu’il s’agit de programmer un scrutin présidentiel.

« La coordination de la gestion de cette initiative politique globale et inclusive m’a été confiée afin d’adopter l’approche adéquate et mettre en place les mécanismes de sortie de crise, afin d’organiser, dans des délais raisonnables, les premières élections présidentielles démocratiques de l’histoire de l’Algérie», a-t-il écrit.

M. Rahabi incarnera le rôle de « maestro » bénéficiant de l’aval des forces du changement, de la société civile élargie, et celui d’acteurs ayant émergé du Hirak, s’appuyant sur la plateforme du 15 juin.

Bien qu’on le traduit pas explicitement, il s’agit d’une solution négociée avec le pouvoir réel incarné par l’armée. Le but serait d’arracher des garanties de l’institution militaire pour assurer un aboutissement vers un véritable État de droit avec ce qui lui est inhérent en termes de pratiques démocratiques.

Cette approche ne s’éloigne pas des points cruciaux de la feuille de route ardemment, voir obsessionnellement défendue par le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah. Il faut donc s’attendre à ce que des consistions soient cédées de part et d’autre.

prendra part à ce processus, des personnalités nationales de poids. L’on a évoqué dans des médias proches du régime, les noms de Ahmed-Taleb Ibrahimi, Youcef Khatib, Djamila Bouhired, Mokdad Sifi, Sid-Ahmed Ghozali, Ahmed Benbitour et Mouloud Hamrouche.

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* A occupé plusieurs postes entant que diplomate. Il était ministre de la Culture, de la Communication et porte-parole du Gouvernement sous l’ère Zeroual. En Avril 1999, il avait déposé sa démission qui fut refusée, mais il avait claqué la porte en juin 1999. Il est Membre fondateur de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD), dont  il avait présidé la conférence de l’Instance de concertation et de suivi de l’opposition (ICSO) dite Mazafran.