Six organisations de la société civile ont publié, dimanche, un communiqué dénonçant une tentative de manipulation de l’opinion publique afin d’étouffer l’affaire Mohamed Tamalt. Ces organisations demandent que la lumière soit faite sur la mort suspecte du journaliste.

Six organisations de la société civile (Civic-Oran, Groupe anti-gaz de schiste-Oran, CAC, Ligue de défense des droits de l’homme, Rassemblement Action Jeunesse, Collectif Algérien en France, Agir pour le changement et la démocratie en Algérie) ont rendu public, dimanche, un communiqué dans lequel elles dénoncent le jeu trouble des autorités qui tentent, coûte que coûte, de faire passer le décès du journaliste Mohamed Tamalt, le 11 décembre en cours, pour une mort naturelle, soulevant par la même la responsabilité du gouvernement et de l’administration pénitentiaire. Ces organisations affirment que «le gouvernement algérien est coupable de non-assistance à personne en danger» pour avoir laissé mourir un détenu en grève de la faim.

Sur la même lancée, ces organisations estiment qu’«au-delà de la forfaiture politique, la responsabilité pénale de l’administration pénitentiaire est engagée», soulignat qu’«en octobre 2016, la famille de Mohamed Tamalt avait relevé des traces de violences sur la tête du défunt ; la plainte, déposée par ses avocats au parquet de Koléa, est restée sans suites».

Pour ce qui est du discours officiel, ces organisations de la société civile estiment que «les explications avancées par le ministre de la Justice, visant à occulter une présomption d’homicide, sont frappées de suspicion légitime», ajoutant que «par le passé, la mort de prisonniers à la suite de violences qu’ils ont subies de la part de leurs geôliers a été déguisée en accident ou en suicide, avec la complicité de médecins requis pour établir des certificats médicaux de complaisance.»

Massi M.

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