Le mouvement Barakat, fondé en opposition à la candidature d’Abdelaziz Bouteflika, appelle à un rassemblement samedi 19 juillet à Alger pour le retour de la « sécurité et de la paix à Ghardaïa ».

En veille depuis l’élection présidentielle, le mouvement, né de la société civile en opposition à la réélection du Président Abdelaziz Bouteflika pour un 4e mandat consécutif, refait parler de lui. Barakat appelle à un sit-in samedi 19 juillet à partir de 15 H 30 devant la Grande Poste à Alger. Une manifestation « pacifique » placée sous le signe du retour à « la sécurité et à la paix à Ghardaïa ». 

« Pour dénoncer la montée de violence à Ghardaïa et le laxisme des autorités chargées de protéger les citoyens, le mouvement Barakat appelle tous les Algériens à ne pas observer le silence et ne plus demeurer passif », invitent les membres fondateurs de Barakat dans un communiqué.

Solidaires des habitants de la vallée du M’Zab, en proie à des affrontements inter-communautaires depuis plusieurs mois, les éléments de Barakat veulent dire stop à la violence qui gangrène la région. « C’est dans le but de dire « barakat à l’insécurité, barakat les assassinats, barakat la terreur à Ghardaïa » que le mouvement lance cette initiative de solidarité avec les citoyens de Ghardaïa qui vivent dans la terreur et sous le poids des violences intercommunautaires », explique le mouvement hostile au système dans son communiqué.

« L’échec du pouvoir »

Le mouvement Barakat ne perd pas de vue son combat originel : la dénonciation du 4e mandat d’Abdelaziz Bouteflika et la lutte contre le système politique en place. Ainsi, dans son document, Barakat met directement en cause la responsabilité du « pouvoir » dans la « dégradation de la situation dans la région du Mzab ». Il dénonce également « l’échec des pouvoirs publics dans leur mission consistant au maintien de la sécurité dans la vallée du M’Zab ».