Rien.

Pas un mot, pas un commentaire -ou presque.

A propos de la crise politique en Iran, les grandes capitales arabes se taisent.

Pour au moins quatre raisons:

1/ Bien qu’ils détestent Ahmadinejad, comment les dirigeants arabes pourraient-ils critiquer le résultat du scrutin en Iran?
A part le Liban, l’Irak et, dans une large mesure, le Koweit, aucun pays arabe ne jouit du peu de démocratie que connait l’Iran.
En Arabie Saoudite, il n’y a pas d’élection. En Syrie, en Egypte, en Algérie, en Tunisie, elles sont totalement controlées.
En Jordanie et au Maroc, le processus démocratique est embryonnaire.

2/ La rue arabe a fait d’Ahmadinejad un héros. Mettre en cause sa victoire serait pris comme un affront par une bonne partie de la population qui pense que la contestation de son élection est une manoeuvre orchestrée par l’Amérique.

3/ Tous ont peur de la République islamique et ne veulent pas prendre le risque d’apparaître hostile à son égard.

4/ Enfin, ils redoutent que la crise iranienne ne déborde sur leur propre pays.

Vincent Jauvert
Nouvelobs

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