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Décidément, les scandales n’en finissent pas de ternir l’image de notre parlement. Jeudi dernier, le vice-président de la commission de la Défense Nationale au parlement, Lies Saadi, un député FLN, a agressé Ali Rahylia, un fonctionnaire à l’APN, pour une simple histoire de photocopie.

Tout a commencé le jeudi 9 janvier dernier lorsque le député FLN s’est présenté à 10 H devant ce fonctionnaire pour lui demander de faire une copie de l’autorisation obtenue par le FLN de la part de la wilaya d’Alger pour organiser un meeting à la Coupole du complexe Olympique Mohamed-Boudiaf, située juste à côté du stade  du 5 juillet à Alger. Ali Rahylia constate que ce document n’a aucune relation avec le travail parlementaire auquel ce fonctionnaire est soumis en tant qu’empployé de l’assemblée populaire nationale. En effet, selon le réglement intérieur de l’APN, ces fonctionnaires ne doivent effectuer que les tâches qui entrent dans le cadre parlementaire. Les députés de l’APN les sollicitent pour des démarches administratives en relation avec leurs activités au sein des différentes commissions parlementaires.

Cependant, le député FLN a exigé de Ali Rahylia d’exécuter une tâche qui ne concerne aucunement le travail pour lequel il a été recruté cet employé. « Je ne travaille pas pour le FLN, mais pour le parlement. Ce document est un document interne au FLN qui ne concerne ni de près ni de loin l’APN. Partant de ce principe, j’ai refusé de faire la photocopie qui m’a été demandée par ce député. Mais ce dernier s’est énervé, il m’a insulté et humilié par des propos diffamatoires », s’indigne Ali Rahlyia lorsque nous l’avons joint par téléphone. « Et vers 16, à la fin de la journée, ce député m’a apostrophé publiquement et m’a agressé par la suite sous les yeux du chef du protocole à l’APN. Je suis directement parti voir le médecin du parlement qui m’a délivré tout de suite un certificat médical qui atteste de cette agression », témoigne encore interlocuteur lequel se prépare à déposer plainte contre le député qui l’a agressé.

En attendant, Ali Rahylia a saisi par écrit tous les responsables de l’APN et les chefs des groupes parlementaires des diverses formations politiques qui siègent au parlement. Il a même demandé une audience au Président de l’APN, Mohamed Larbi Ould Khelifa. « Je ne vais pas me taire car ce comportement est inacceptable. J’ai tous les témoignages, documents et pièces à conviction qui prouvent la lâche agression dont j’ai été victime », confie ce fonctionnaire qui veut aller jusqu’au bout dans sa lutte contre le diktat que tentent d’imposer certains députés. Ivres de leur pouvoir, ces derniers se croient tout permis. Mais en Algérie, il existe encore quelques citoyens qui refusent de subir leurs abus de pouvoir…

 

 

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