L’Algérie ne prévoit nullement d’autoriser les activités des compagnies aériennes privées. Et pour cause, « l’expérience Khalifa n’est pas encore traitée et tant qu’elle ne l’aura pas été, nous préférons attendre pour dépasser cette situation », a dévoilé clairement à ce sujet le ministre des Transports, Amar Tou. 

Le fantôme de l’affaire Khalifa continue de planer sur le secteur du transport aérien en Algérie. L’Etat ne veut pas reproduire cette expérience malheureuse qui s’est soldée par un scandale dont on ignore toujours les véritables dessous. A cause de cette affaire rocambolesque qui n’a pas livré tous ses secrets,  les autorités algériennes estiment qu’il n’est plus question de laisser des opérateurs privés mettre un pied dans le transport aérien.

 « Il y a une adhésion générale autour de cette attitude, aussi bien pour le transport aérien que maritime. L’octroi d’agrément à de nouvelles compagnies privées ne dépend pas de moi, il doit y avoir un consensus général. Il faut mettre de l’ordre à Air Algérie et à la Cnan pour reprendre. Et c’est ce qu’on est en train de faire », a expliqué à ce sujet Amar Tou lors d’un entretien accordé au quotidien électronique TSA. Le ministre reconnaît tout bonnement que l’ouverture au privé des transports aériens et maritimes « n’est pas une priorité » pour le gouvernement. Ce dernier se concentre uniquement, en ce moment, à restructurer et à moderniser les compagnies publiques Air Algérie et la CNAN.

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