Avec un président élu au suffrage universel, un Parlement bicaméral et un Conseil constitutionnel, l’Algérie présente la façade d’une démocratie. Mais le fonctionnement des institutions reste opaque en raison du rôle politique majeur de l’armée, hérité de la guerre d’indépendance.

L’ancien Premier ministre Sid Ahmed Ghozali, interrogé par le site TSA (Tout sur l’Algérie) sur les pouvoirs du président Abdelaziz Bouteflika, qui brigue un 4e mandat, affirme qu’ « en droit, il a des pouvoirs considérables » mais qu’ « en fait, absolument pas ». Le rôle du Département du Renseignement et de la Sécurité du pays (DRS) a été mis en évidence depuis une charge spectaculaire et inédite contre son patron, le tout-puissant général Mohamed Mediène dit Toufik, en poste depuis 1990. Le secrétaire général du Front de Libération Nationale (FLN), Amar Saadani, un soutien de M. Bouteflika, l’a appelé à ne plus s’ingérer dans les affaires politiques et à démissionner. Cette attaque a résonné comme un coup de tonnerre à Alger, où le général Toufik est désormais soupçonné d’être hostile à un nouveau mandat de M. Bouteflika, contrairement au chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd-Salah. Effet apparemment inattendu, la charge a soulevé un élan de solidarité avec le DRS, qui a été en première ligne dans la lutte contre les islamistes dans les années 1990. La presse a cru déceler le « clan présidentiel » derrière les attaques de M. Saïdani et a accusé M. Bouteflika, chef suprême des forces armées, de vouloir diviser l’institution. Mais ce dernier s’en est défendu en assurant que ces conflit étaient « fictifs ».

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