2012, l’année des promesses politiques

En 2012, les Algériens ont eu le droit à toutes les promesses. Mais, malheureusement, très peu d’entre elles ont été concrétisées. Il aura fallu, d’abord, attendre plusieurs semaines et quelques mois pour assister à la composition d’un nouveau gouvernement. Un gouvernement qui, au final, n’avait rien de nouveau puisqu’on a pris les mêmes pour tout recommencer. On ne change donc pas une équipe qui gagne ? Pas si sûr parce que les trophées collectionnés par l’équipe gouvernementale sont, pour le moins que l’on puisse dire… rares.

L’immobilisme a donc marqué au fer l’Algérie durant toute la première partie de cette année. Manœuvres politiques obligent, il fallait tout paralyser en attendant de clore le chapitre du remaniement gouvernemental. A partir de septembre, un nouveau gouvernement voit enfin le jour. Mais l’ardeur s’est vite calmée puisqu’aucun projet concret n’a été mis en place. En revanche, beaucoup de promesses ont été faites : 3G, propreté des villes, création d’emploi, amélioration de la sécurité, renforcement du pouvoir d’achat, aides aux entreprises, le nouveau gouvernement a annoncé des changements majeurs. Mais l’effet d’annonce n’a nullement été dépassé et les autorités demandent encore aux Algériens de rester patients. Le changement, tant attendu par nos compatriotes, n’a pas eu lieu en 2012.

Manoeuvres politiques, fraudes et corruption, les fléaux de l’Algérie ?

Faudra-t-il entretenir de l’espoir pour 2013 ? L’optimisme est toujours une bonne chose à prendre. Sauf que les mascarades électorales des élections législatives et locales ont beaucoup affligé les Algériens. Fraude, corruption, népotisme et favoritisme, lutte de clans et manœuvres mafieuses en tous genres, ces rendez-vous électoraux sont venus confirmer l’immaturité politique de l’Algérie. Dans ce contexte, les réformes politiques initiées par le Président de la République Abdelaziz Bouteflika n’ont pas porté encore leurs fruits. Au nouveau Parlement, né à la suite des élections législatives, le FLN a imposé sa majorité et l’Assemblée populaire nationale (APN) n’a nullement pu jouer son rôle de contre-pouvoir.

Promesses oubliées

Les projets du nouveau gouvernement sont passés comme une lettre à la poste au grand dam de certaines forces politiques qui ont crié au scandale. Finalement, seule la représentativité des femmes au parlement est un motif de satisfaction durant cette année 2012. En effet, 145 femmes ont fait leur entrée au Parlement sur un total de 462 sièges de députés. Mais mêmes ces députées n’ont pas réussi à imposer à nos politiciens un véritable débat sur la nécessité de promouvoir les droits des Algériennes. Des droits encore bafoués par un machisme algérien souvent mal placé.

Les évènements politiques de l’année 2012 à retenir :

Comments

comments