Le prix de la semoule de blé a connu une hausse considérable depuis l’entrée en vigueur de la loi de finances 2017 alors qu’elle est subventionnée par l’État. Selon l’association de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (APOCE), c’est un vide juridique qui est à l’origine de cette augmentation.

La semoule de blé dur a connu une augmentation de son prix au détail depuis début janvier. Les nouveaux prix qui ont franchi la barre des 20% après l’entrée en vigueur de la loi de finances 2017, ne peuvent être justifiés puisque ce produit de base bénéficie d’une subvention de l’État et d’une réglementation stricte qui aurait dû en principe la maintenir à un prix fixe.

Après s’être penché sur la question pour comprendre l’immobilisme des autorités face à cette augmentation, l’APOCE a appris que le décret exécutif 402 – 07 du 25 décembre 2007 régissant les prix des produits de large consommation, contenait un vide juridique que les distributeurs et les commerçants ont exploité. Dans ses dispositions, le décret en question a fixé un prix invariable pour la semoule de blé, mais seulement pour les sacs de semoule de 25Kgs et de 100kgs. Cette spécification a fait que les sacs dont le poids est inférieur font l’objet de toutes les spéculations.

L’APOCE a également révélé que des démarches ont été entamées auprès du ministère du Commerce pour que des modifications soient apportées au décret. Ella a également révélé que certaines marques ont appliqué des augmentations atteignant les 35 DA le kilogramme, ce qui est « inacceptable parce que les transformateurs achètent la matière première à 50% de son prix réel et profitent du vide juridique pour la revendre à des prix dépassant l’entendement».

Massi M.