Plus de 400 chiites algériens ont été interpellés et soumis à un interrogatoire poussé par la Police des frontières (PAF) à l’aéroport d’Alger.  

Ces chiites se sont rendus en Irak pour accomplir le rite d’Achoura et se recueillir sur la tombe d’Al Hussein. Mais ce qui a apparemment inquiété les autorités, c’est le contenu de leurs valises chargées de livres religieux et de dépliants sur la pratique du chiisme.

Ces citoyens ont été traités comme une menace par les autorités, une attitude fustigée par l’ancien conseiller au ministère des Affaires religieuses, Adda Fellahi. Dans un entretien accordé au site Maghreb Voices, il a insisté sur le fait que la communauté chiite algérienne réputée pour être pacifique et que le chiisme était un choix personnel relevant de la liberté de culte.

«Les mesures prises sont disproportionnées. Les autorités instrumentalisent la question du chiisme à des fins de diversion. Cette communauté ne représente aucun danger. De plus, on a pas besoin de livre pour devenir chiite. D’ailleurs, on peut trouver tout ce qu’il faut sur Internet », a-t-il soutenu

M.M.