Donald Trump a reconnu officiellement Al-Quds comme capitale indivisible d’Israël. Le président américain a également revendiqué « une nouvelle approche » sur le conflit israélo-palestinien, assurant tenir une promesse que ses prédécesseurs ont « échoué » à respecter. Cette décision a cependant provoqué de vives réactions partout dans le monde.

Au sein même de la Palestine, le HAMAS s’est fortement indigné en déclarant que le président américain venait d’ouvrir « les portes de l’enfer pour les intérêts américains dans la région ». Un responsable du HAMAS, Ismaïl Radouane, a appelé les pays arabes et musulmans à « expulser les ambassadeurs américains accrédités sur leur territoire ». Les groupes palestiniens ont appelé à trois « jours de rage » dans la bande de Gaza.

Pour l’Iran, la décision de Trump est une violation sans équivoque « des lieux saints musulmans». Avant ça, la République islamique avait promis une nouvelle intifada si les Etats-Unis venaient à reconnaître Al-Quds comme capitale de l’état hébreux.

C’est depuis Alger que le président français Emmanuel Macron a déclaré hier que la décision de Donald Trump était une  « décision regrettable que la France n’approuve pas, et qui contrevient au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Le statut de Jérusalem est une question de sécurité internationale », avait-il clamé.

A Alger, le gouvernement a affirmé avoir pris connaissance avec une « très grande préoccupation » de la décision de l’administration américaine de reconnaître Al-Quds Echarif comme capitale d’Israël.  Il s’agit d’une « grave décision qui constitue une violation flagrante des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de la légalité internationale », a indiqué un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

L’Arabie Saoudite a, quant à elle, exprimé une position somme toute modérée comparée à celle de l’Iran. Le royaume a déploré une décision « injustifiée et irresponsable » de Donald Trump. Dans un communiqué, la cour royale dit avoir prévenu des « dangereuses conséquences » qu’aurait un transfert de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem.

De son coté, la Jordanie a affirmé que « La décision du président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, et le transfert de l’ambassade des Etats-Unis vers cette ville, constitue une violation des décisions du droit international et de la charte des Nations Unies ».

Même son de cloche du coté allemand et britannique. La chancelière allemande, Angela Merkel a rejeté cette décision avançant que le statut de Jérusalem ne peut être négocié que dans le cadre d’une solution de deux Etats. Meme discours du coté de la Grande-Bretagne ou la Première ministre Theresa May a déclaré dans un communiqué « Nous ne sommes pas d’accord avec la décision américaine de transférer son ambassade à Jérusalem et de reconnaître Jérusalem comme la capitale israélienne avant un accord final sur son statut ».

Pour les autorités italiennes, « Jérusalem est une ville sainte, unique au monde. Son futur doit être défini dans le cadre d’un processus de paix basé sur les deux Etats, Israël et Palestine ». au Vatican, le pape François a exprimé ses « profondes inquiétudes », « J’adresse un appel vibrant pour que tous s’engagent à respecter le statu quo de la ville, en conformité avec les résolutions pertinentes de l’ONU », a ajouté le souverain pontife. Une position que partage le Canada qui a exprimé par la voie de son ministre des Affaires étrangères, son refus de la décision prise unilatéralement par les Etats-Unis. Malgré le fait que le pays soit un allié indéfectible d’Israël, il a insisté sur le fait qu’il ne reconnaîtra pas Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu.

La Turquie juge « irresponsable » la décision américaine. « Nous condamnons la déclaration irresponsable de l’administration américaine (…) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l’ONU », a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu dans un tweet.

M.M.