Les autorités algériennes ont décidés de célébrer Yennayer, le nouvel an berbère, qui intervient le 12 janvier, au niveau de toutes les wilayas du pays. Selon des informations, le ministère de la Culture aurait adressé une note à toutes les directions de la culture wilayales pour préparer un programme d’une semaine de festivités, «la semaine du patrimoine culturel amazigh».

Celles-ci ont jusqu’au 21 décembre pour adresser leur programme prévisionnel à la tutelle. Les plus hautes autorités du pays voudraient faire de cette date un événement «national» fêté dans tous les recoins d’Algérie.

Et cela est certainement lié avec ce qui se passe ces derniers jours en Kabylie et dans certaines autres wilayas, où des jeunes manifestent pour réclamer la généralisation et promotion de la langue amazigh. Le ministère de la Culture espère montrer, à travers l’organisation de cette «semaine du patrimoine culturel amazigh», que l’Etat prend en charge cette question.

Depuis le rejet par l’assemblée nationale d’une proposition d’amendement dans la loi de finance 2018, proposée par une députée du Parti des travailleurs (PT), concernant la promotion de Tamazight, des citoyens de la Kabylie surtout ont commencé à organiser des marches et rassemblements pour exprimer leurs mécontentements. Ceux-là reprochent entre autre à l’Etat, la non-prise en charge «efficiente» de la langue depuis son officialisation début 2016. Si l’organisation de tels événements culturels est importante pour la promotion du patrimoine nationale, il n’en demeure pas moins que c’est très loin des attentes des défenseurs de la cause amazighe.

Elyas Nour