Oran, le 5 Mars 2011, 10h45.

Le Bureau d’Oran de la Ligue algérienne pour la Défense des droits de l’homme, dénonce l’appareil répressif déployé par la Sureté de la Wilaya aux alentours de la place d’Armes, pour empêcher la tenue de la marche pacifique initiée par la Coordination National pour le Changement et la Démocratie d’Oran.

En effet, à un quart d’heures avant la convergence des citoyens et militants à l’intérieure de la Place d’Armes, soit à 11 heures du matin, les officiers de la police politiques et les gradés du CRS, ont procéder à une arrestation ciblée sur la base de listes et de photos en leur possession, sans compter la présence et le soutien des indicateurs.

Le nombre des arrestations a dépassé la centaine, dont des militants de la ligue LADDH, des journalistes femmes et hommes, des étudiants, des syndicalistes, des représentants des associations, des jeunes citoyens dont des mineurs. Les personnes arrêtées ont été embarquées et dispatchées sur plusieurs suretés urbaines du centre ville d’Oran.

L’Ordonnance portant la levée de l’Etat d’urgence publiée dans le JORA la semaine dernière, ainsi que la déclaration du Président de la République lors d’un conseil des Ministres, donnant son aval à l’autorisation à des tenues des marchés pacifiques sur tout le territoire algérien, à l’exception d’Alger, ne changent en rien la réalité sur le terrain. Le niveau de la répression n’a pas diminué d’un iota.
Oran, le 5 Mars 2011.

HASSAM Fouad
P/ Le Bureau de la Ligue la LADDH/ ORAN