Le ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbès, a de nouveau affirmé mercredi à Alger, qu’il n’y avait pas de pénurie de médicaments sur le marché national, et que le problème résidait dans la distribution.

« Il n’y a pas de pénurie de médicament, il y a une mauvaise distribution », a déclaré M. Ould Abbès à la presse, à l’issue d’une réunion avec le comité de suivi de réalisation du projet algéro-émirati pour la fabrication de solutés massifs.

« Parmi les 560 distributeurs existants en Algérie, beaucoup ne respectent pas les cahiers des charges, et font du business avec le médicament », a-t-il précisé, indiquant qu’ »une enquête est en cours et des sanctions seront infligées à ceux qui ne respectent pas la loi ». « Il faut maîtriser le secteur de la distribution pour maîtriser le médicament », a-t-il dit.

Le ministre avait affirmé au début du mois qu’il n’y avait pas de pénurie de médicaments sur le marché national, tout en relevant le manque de deux médicaments entrant dans le traitement du cancer et du sida. Il avait déclaré qu’il s’agissait d’une « fausse pénurie fomentée par des intrus qui ont pollué le marché », ajoutant qu’il y avait « en vérité un manque dans certains médicaments seulement ».

APS