La peine capitale a été requise mardi 23 avril par le tribunal criminel d’Alger à l’encontre de cinq individus accusés d’être membres du groupe terroriste dirigé par Mokhtar Belmokhtar, toujours porté disparu.


Au terme d’un procès expéditif, le procureur général près du tribunal criminel d’Alger a prononcé mardi la plus haute peine, soit 20 ans de réclusion, à l’encontre des cinq inculpés, accusés d’appartenir au réseau terroriste dirigé par Belouar, surnom de Mokhtar Belmokhtar.


En revanche, aucune décision n’a été prise par le tribunal algérois à l’encontre de cinq autres inculpés, toujours en fuite. Parmi lesquels le leader du groupe lui-même. Ces-derniers sont poursuivis pour détention de produits explosif et transfert de munitions et d’armes de guerre et soupçonner de fomenter des attentats criminels sur le sol algérien.


Mokhtar Belmokhtar, mort ou vivant ?


En 2011, les services de Sûreté nationale d’Alger avaient déjoué les plans terroristes de cellules implantées dans le sud du pays et dans la région du Sahel. Il s’agissait des cellules terroristes « Tarik Ibn Ziad », pilotée par Abdelhamid Abou Zeid (de son vrai nom Gadhir Ahmed), et « Moulathamine », commandée par Mokhtar Belmokhtar. Ces groupuscules se revendiquaient du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC).


Mort pour les uns, vivant pour les autres, Mokhtar Belmokhtar est introuvable depuis plus d’un mois. Dimanche 15 avril, lors de l’émission Internationales (TV5 Monde/RFI/Le Monde), le président tchadien Idriss Déby réaffirme que « Mister Marlboro » est bel et bien décédé, précisant qu’il s’était suicidé lors des combats. « Nous avons les preuves qu’il est mort, mais nous n’avons pas pu filmer car il s’est fait exploser. Nous n’avons pas voulu diffuser de telles images. Mais nous savons que les prisonniers faits sur place l’ont identifié », a-t-il assuré. Mais pour les autorités algériennes pas de doute que le « Borgne » est toujours en vie. « Nous avons la certitude qu’il n’a pas été abattu et qu’il se trouve quelque part en Libye », a ainsi confié à Jeune Afrique un haut responsable algérien. Le mystère plane donc toujours sur le sort de Mokhtar Belmokhtar.