Le ton monte entre Mobilis, l’ARPT et Ooredoo. Depuis le lancement  de la 3G en Algérie, une véritable guerre oppose les deux opérateurs concurrents. Quant à l’ARPT, elle tente d’imposer l’ordre. Mais cette fois-ci, Ooredoo s’estime lésé et dénonce une injustice. 

Ainsi, dans un communiqué parvenu à notre rédaction,  Wataniya Telecom Algérie (WTA) fait savoir qu’elle « a déposé une réclamation auprès de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications (ARPT) ». Cette réclamation a  pour objet « des violations graves des conditions de l’octroi de la Licence 3G et traduisant le non-respect continu du Cahier des Charges 3G par ATM-Mobilis », indique-t-on.  Ooredoo dénonce plus exactement « des pratiques de concurrence déloyale et de dénigrements ».

« Dénigrement, diffamation, désinformation, aucun procédé n’est épargné pour détourner de la question  centrale de la double numérotation de la 3G utilisée comme verrou pour  freiner et contrôler le lancement de la 3G par une limitation du nombre de numéros attribués. Ce verrou sera cependant levé en octobre 2014. Une telle échéance ne peut qu’interpeler », relate ainsi le département des relations publiques de l’opérateur Ooredoo dans ce communiqué. Concernant, le mécanisme de souscription en ligne, qui permettait de faciliter et simplifier l’accès de ses propres abonnés parfaitement identifiés aux services 3G et nécessitait la signature d’un nouveau contrat dans un délai de 15 jours, les responsables d’Ooredoo estiment qu’il « est totalement conforme au Cahier des charges ».

« Sa suspension temporaire intervient malheureusement suite à une demande de l’ARPT dont le bien-fondé a été remis en cause à la fois sur le plan réglementaire et sur le plan opérationnel. Interdire à un opérateur de proposer des services à ses propres clients est une démarche inédite », déplore-t-on dans ce communiqué. Enfin, Joseph Ged, Directeur Général de WTA, a conclu ce comuniqué en affirmant « Nous défendrons  les intérêts légitimes  de nos 10 millions d’abonnés et  de notre entreprise. Nous continuerons à contribuer à la démocratisation du haut débit mobile et à dénoncer la désinformation et les illégalités systématiques qui bloquent le développement sincère de la 3G ».   La guerre de la 3G ne  fait que commencer.

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