Lu sur Le Point

En 2009, le département d’État américain, soucieux de connaître le rôle de Saïd Bouteflika auprès de son président de frère, avait demandé à ses ambassadeurs dans la région de chercher à décrypter ce mystère, avait-on appris à la lecture des télégrammes diplomatiques publiés par WikiLeaks. Cinq ans plus tard, l’énigme reste entière. Beaucoup d’Algériens considèrent Saïd Bouteflika comme le civil le plus puissant du pays après le président. Ces derniers mois, la candidature d’Abdelaziz Bouteflika et sa maladie les incitent à s’interroger. Saïd Bouteflika sera-t-il le vrai patron de l’Algérie si le chef de l’État sortant emporte la présidentielle, ce dont personne ne semble douter ? Quel est vraiment le rôle du benjamin de la famille ?

« Mister mystère », tel est le titre de l’article consacré, l’été dernier, par le magazine Jeune Afrique, à Saïd Bouteflika. Le mystère sied en effet à cet homme de 57 ans, de petite taille, fluet de carrure et d’apparence effacée. Manifestement, il ne faut pas s’y fier. Conseiller spécial à la présidence, Saïd Bouteflika veille sur le président, le suit comme son ombre, commande à sa place aux ministres et autres hauts fonctionnaires.

N’est-il que le porte-voix du chef de l’État ou se complaît-il à jouer les présidents bis ?

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