En Algérie,  80.000 enfants sont atteints de trisomie 21. Le 21 Mars, à l’occasion de la journée mondiale de la trisomie 21, l’Association Nationale de l’Insertion des Trisomiques (ANIT) a prôné en faveur d’une meilleure intégration des trisomiques algériens au sein de la société algérienne, prônant la normalisation des individus atteints de trisomie 21. Récapitulatif des enjeux et des propositions avancées.

En Algérie, des conditions qui restent précaires pour les trisomiques

Le phénomène de sous-scolarisation des enfants atteints de ce syndrome les marginalisait un peu plus. En effet, sur 80.000 enfants trisomiques en Algérie, seuls 400 à 500 sont scolarisés dans des établissements « normaux ». Le problème est le nombre trop restreint de places pour ces enfants. L’association a souligné ce vendredi que 160 enfants trisomiques sont sur listes d’attente quant à leur scolarisation dans les établissements scolaires. Ce manque d’accessibilité à l’école est un handicap pour ces enfants qui ont besoin d’être intégrés socialement.

Un potentiel à développer 

À l’heure actuelle, l’ANIT s’occupe d’enfants trisomiques et veillent à leur scolarisation dans des écoles primaires classiques. En petit groupe et suivi par des professionnels, ces enfants ont l’opportunité de vivre une enfance et une socialisation « normales ». De plus, un accord de principe a déjà été signé entre l’ANIT et la formation professionnelle de la wilaya d’Alger, notamment dans les domaines de l’horticulture et du recyclage de papier.

La Journée mondiale de la trisomie 21 a été l’occasion pour la vice-présidente de la formation professionnelle de l’ANIT, Naziha Djebri, de rappeler que les enfants trisomiques ne souffraient non pas de « retard mental », mais « d’insuffisance d’assimilation ». Il y a donc pour ses enfants trisomiques, selon elle, « la possibilité d’apprendre de nombreuses professions ». En effet, cette association militant pour l’insertion sociale des enfants trisomiques, estime que la trisomie 21 n’est pas un handicap social. Les enfants trisomiques peuvent être scolarisés et formés « au même titre que les autres enfants.”

Des moyens à mettre en place

Si les enfants trisomiques représentent un potentiel, certaines conditions doivent être réunies pour arriver à ce résultat. Pour qu’il y ait apprentissage et intégration, il faut que « les conditions de socialisation et d’accompagnement soient fournies» rappelle Youcef Chibani, président de l’ANIT. En effet, ces enfants ont besoin d’un accompagnement spécial. Un diagnostic précoce est nécessaire avec une prise en charge le plus tôt possible pour faciliter leur intégration sociale. Les propositions de Youcef Chibani pour arriver à cette fin sont, entre autres, la mise en place de « classes spécialisées » dans « tous les établissements scolaires », et la formation à des métiers manuels. L’ONU indique les mesures indispensables à la « croissance et au développement de l’individu » comme étant « l’accès aux soins de santé », « un programme d’intervention précoce », « une éducation ouverte à tous » et « des travaux de recherches appropriés ».

La trisomie 21 en Algérie

Les Nations Unis présentent la trisomie 21 comme “un arrangement chromosomique naturel qui a toujours fait partie de la condition humaine, qui existe dans toutes les régions du monde et qui a généralement des conséquences différentes sur le style d’apprentissage, les caractéristiques physiques ou la santé.” En Algérie, 80.000 trisomiques sont atteints du syndrome de trisomie 21. La trisomie 21, aussi connue sous le nom de Down syndrome, est une malformation congénitale due à la présence d’un chromosome surnuméraire sur la 21e paire de chromosomes. L’individu trisomique possède un chromosome de plus (47 au lieu de 46).

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