Les internautes algériens se moquent de Bouteflika qui “roule” vers son 4è mandat

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Le paroxysme du burlesque a été atteint ce jeudi matin à 11h à Alger. Comme annoncé, Abdelaziz Bouteflika, Président, malade et candidat à un 4ème mandat s’est rendu dans un bureau de vote à El Biar, dans un quartier d’Alger afin de déposer son scrutin… en fauteuil roulant.

Très vite, les images de l’apparition de Bouteflika en fauteuil roulant ont fait le tour de la toile, ont été partagées et re-twitté en masse. Les internautes s’insurgent devant cette “humiliation”. Ces images inspirent, en effet, de nombreuses réactions sur la toile algérienne, du registre dramatique à l’ironie.

Les internautes ont donc twitté en masse suite à l’apparition de Abdelaziz Bouteflika à la télévision nationale. Avec humour souvent, comme ce tweet qui fait allusion à l’humour très sarcastique du “Petit Journal” de Yann Barthès, qui n’a pas épargné jusqu’alors le Président malade.

Les internautes se sont surtout indignés de l’état de santé de leur Président, s’offusquant de son entêtement à briguer un 4è mandat alors même qu’il se trouve toujours en convalescence, quasiment un an après son arrêt cardio-vasculaire.

 

Ces sentiments de honte mêlé a de la colère se retrouve également dans de nombreux commentaires sur Facebook, comme par exemple sur  les fameuses images représentant Bouteflika en fauteuil roulant publiées sur la page Facebook des Envoyés spéciaux algériens (ESA). “Hamidovic Legrand” sur ESA ironise : “Comme quoi Boutef tient à la chaise et l’emporte avec lui là où il va”.

Au delà de la polémique du fauteuil roulant, les internautes algériens ne se gênent pas pour suspecter la fraude, et narguer cette élection plus ou moins vue comme une mascarade. Twitter est donc le lieu de toutes les expressions citoyennes qui tiennent à dénoncer la fraude. Des commentaires évoquent en effet le bourrage d’urne.

 

Alors que certains placent en d’autres candidats, principalement en Ali Benflis, un espoir de changement, il apparait que une grande partie de la jeunesse algérienne qui s’exprime via les réseaux sociaux semble désabusée de la politique algérienne.