La question avait beaucoup alimenté le discours électoral des prétendants à la magistrature suprême du pays au printemps dernier et a même figuré dans les programmes des « duellistes » Benflis et Bouteflika, sauf que c’est ce dernier qui mènera son projet jusqu’au bout. Le texte de décret portant la mise en place du Fonds de la pension alimentaire, dont Reporters détient une copie, a été finalisé et devrait désormais se soumettre au dédale réglementaire habituel avant sa publication et son entrée en vigueur.

Cette nouvelle loi donnera naissance au Fonds de pension alimentaire pour lequel le président-candidat Bouteflika avait déjà instruit son gouvernement à l’époque d’engager une réflexion en vue de la création de ce fonds destiné aux femmes divorcées qui ont la garde d’enfants mineurs. Dans un message adressé aux Algériennes le 8 mars dernier, date de la célébration de la Journée de la femme, le Président avait écrit que « le code de la famille, amendé en 2005, a permis d’introduire davantage d’égalité entre les conjoints, une meilleure protection des enfants mineurs et plus de cohésion familiale. Néanmoins, il reste perfectible sur certains aspects matériels, comme les difficultés rencontrées par certaines mères divorcées ayant obtenu la garde des enfants mineurs, pour le recouvrement de la pension alimentaire destinée à assurer l’entretien de ces enfants ».

La commission, dont les membres sont issus des secteurs de la justice, de l’intérieur et des collectivités locales, de la solidarité, des finances ainsi que de la Gendarmerie nationale et de la Sûreté nationale, devait élaborer ce projet de loi dans un délai de trois mois et permettre au fonds, une fois créé, d’intervenir de manière flexible et urgente dans la prise en charge des femmes divorcées, selon le ministre de la Justice, Tayeb Louh, qui s’exprimait à l’occasion de l’installation officielle de la commission en question, le 11 mars dernier.

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